Que signifie être dyslexique pour la Méthode Davis®

Etre dyslexique signifie avoir des difficultés à reconnaître les symboles (alphabet, mots, ponctuation, accent, signes mathématiques…) et par conséquent c'est compliqué de comprendre le langage écrit (ce qui est lu).  

Les effets de la dyslexie sont :  lecture lente, difficulté à orthographier correctement, impossibilité de résoudre un problème mathématique, développement d’argumentation quasi inexistante.

 En bref, la reconnaissance des symboles, pour une personne TSA (troubles spécifiques de l’apprentissage) est confondante.

Un dyslexique est continuellement confondu : les lettres bougent, changent de place, deviennent floues, changent de forme; ce qui est lu n’est pas ce qui est écrit et le lecteur n’est absolument pas conscient de cette confusion.   

Selon la Méthode Davis, la pensée en image et la désorientation sont à la source de la confusion.

 

Ron Davis, concepteur de cette nouvelle Méthode qui a déjà fait ses preuves (voir témoignages), a remarqué que les personnes en difficultés possèdent des aptitudes singulières.   Ancien dyslexique lui-même, il a découvert que l’on pouvait inverser le processus en agissant à la source et ainsi libérer le potentiel. 

Que faire pour éliminer dyslexie ?

Ce que je dis à mes clients au premier entretien

Pour éliminer la dyslexie il faut

Pensée verbale (le son) et non verbale (l'image)

Les personnes qui ont des difficultés d’apprentissage ont un fonctionnement mental qui est la pensée en image. Elles construisent leur compréhension mentale avec l’ image (représentation mentale basée sur les sens).  

D’autres développent une pensée verbale (son) basée sur l’acquis du langage; le son suffit pour comprendre. Inversement le penseur non verbal (l’image) aura besoin de lier le son à une image. Le son « pomme » évoque l’image de la pomme, le son « maison » évoque l’image d’une maison.  Ce sont des objets mentalement conceptualisables et observables sous des angles et perspectives différentes, tout en restant le même élément.  Ce qui n’est pas le cas des symboles (alphabet, ponctuation, accents, signes mathématiques) ceux ci sont abstraits, ce ne sont pas des objets et ne sont pas mentalement conceptualisables. Il faut le code approprié pour chaque symbole : une forme = un son.  L’effort mental, la recherche de sens, l’observation sous des angles et perspectives diverses sans aboutissement possible, c’est le lot quotidien de la personne dys qui entre en confusion et ne peut pas apprendre.  De fait, lorsque la personne est face à une forme, prenons la lettre « b » et que le code concernant cette forme manque, le cerveau va buger.  Comme l’apprentissage est inné le cerveau tente de reconnaître la forme coûte que coûte, l’observer sous tous les angles, la tourner et retourner. Au final la lettre « b » devient un « d », un « p » ou encore un « q », impossibilité de reconnaître cette forme et impossibilité de comprendre, d’où désorientation (mon cerveau se déconnecte, c’est de la désorientation).  Pouvez-vous imaginez la lecture pour quelqu’un qui n’a pas le code de chaque lettre.  Ce processus est entièrement inconscient.  La personne elle-même ne sait pas quel est son problème : le « u » devient un « n », le « Z » peut devenir un « N » les confusions avec le son des lettres « f » et « v » "d" et "t",  les confusions classiques « c/s » ou « g/j » ou encore la lettre « h » qui souvent n’est même pas connu par le cerveau.  Face à toute une série de bug qui concerne ses formes abstraites que sont les lettres de l’alphabet,  la ponctuation, les accents ou encore les signes mathématiques, sans oublier les mots abstraits sans images, il est impossible de focaliser son attention.  Concernant les mots sans images, ils sont un obstacle à la compréhension globale d’un texte qu’il soit écrit, lu ou entendu.  Ces mots liens constituent 60% du texte.  Je les mets en souligné dans le texte qui suit ; ce sont les petits mots liens « un, les, le, la, un, une, des, alors, quand, lequel, pourquoi, maintenant, cependant, faire, comment, comme, jamais, souvent, parfois... ». Tout ces mots abstraits sont facteur de désorientation, c’est-à-dire qu’ils propulsent le penseur en image, dans son imaginaire, dans la lune.

Pour solutionner les difficultés il faut éliminer les bugs par l’intégration des codes de l'alphabet majuscule/minuscule, ponctuation, accent, mots abstraits.  Ces bugs surviennent à la lecture, à l’écrit, à l’oral et à l’audition, ce qui rend la présence et la concentration difficile à soutenir, demande beaucoup d’énergie et épuise la personne.  

Ce dont je viens de vous parler jusqu’ici sont les effets en lien avec le fonctionnement mental spécifique, la pensée en image.  

A la racine de la difficulté nous avons une orientation mal placée. 

Tous, nous captons le monde qui nous entoure parce que nous sommes orientés.  Il suffit d’être mal orienté pour ne plus capter notre environnement correctement.  Par exemple, quelqu’un qui a bu n’est pas orienté et titube;  quelqu’un qui a de la fière, qui est sous l’effet de médicament ou de drogue, est dans un état de désorientation.  Tourner très vite sur soi et s’arrêter brusquement amène de la désorientation. 

Les personnes en difficulté d’apprentissage sont constamment désorientées, de façon systématique et inconsciente.  Cet état est engendré par l’absence de code et d’image comme expliqué plus haut. Dans un état désorienté il est impossible de se concentrer ou de focaliser son attention.   

L’œil de l’imagination

Pour expliquer l’orientation et la désorientation, je dois vous parler de l’œil de l’imagination. 

C’est très simple et vous allez vite comprendre que c’est réel et concret.

Lorsque vous regardez la réalité (regardez ce qui est face à vous) vous la regardez à partir d’un endroit et cet endroit c’est vos yeux ; vos yeux vous ne les voyez pas.  Dans l’imaginaire c’est la même chose, vous regarder dans la tête à partir d’un point (que vous ne voyez pas) mais il existe puisque vous pouvez voir l’imaginaire dans votre tête.  Ce point à partir duquel vous regardez nous l’appelons l’œil de l’imagination, c’est lui qui regarde l’imaginaire. Faites le test :  imaginez un endroit ; vous avez la capacité d’imaginer cet endroit, d’en voir les formes, les couleurs, les espaces, les sons, les mouvements, peut-être même d’y circuler et tout ça sur votre écran mental.  Chaque écran mental est différent; la construction mentale sera donc différente pour chacun. Ne vous étonnez pas des différences que vous pourriez rencontrer.

Orientation/désorientation

Pour apprendre la personne doit être présente, c’est à dire orientée.  Focaliser son attention c’est utiliser consciemment son œil de l’imagination  pour s'orienter. A partir de maintenant elle sait lorsqu’elle est dans l’imaginaire qu’elle est désorientée et elle peut décider de s’orienter à volonté.

La hiérarchie réalité/imaginaire. 

L’imaginaire se superpose à la réalité et le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l’imaginaire.  Lorsque vous regardez l’imaginaire, la réalité n’est plus accessible. Le cerveau n’est pas présent à la réalité lorsqu’il est dans l’imaginaire et il en résulte du va et vient entre les deux l’enregistrement d’informations faussée : elle entend quelque chose qui n’a pas été dit ou lit quelque chose qui n’est pas écrit etc. Pouvez-vous réaliser comme il est difficile pour un enfant d’enregistrer des informations à l’école qui sont un mix réalité/imaginaire/réalité, sachant que lorsque je suis dans l’imaginaire la réalité n’est pas accessible.   

Apprendre à s’orienter pour rester présent

Pour focaliser son attention il faut exercer la conscience d’orientation et désorientation de l’œil de l’imagination. (Connexion au présent et pas dans l’imaginaire à penser au copain qui va venir ce soir, à l’anniversaire la semaine prochaine, ou encore de la mouche au plafond qui se frotte les pattes etc.) Dans cet état de connexion au présent l’apprenti peut apprendre les bons codes à propos de tous les symboles que sont les lettres, les ponctuations, les signes mathématiques, les accents ainsi que les mots sans images.  Une fois ces informations nouvellement calibrées, la personne sachant exactement ce qu’elle doit faire pour s’orienter, les éléments déclencheurs de confusion (symboles) ayant été éliminés, on peut dire que les symptômes de la dyslexie sont en voie de disparition. 

Les émotions

Emotionnellement débordé, dans la peur d’un élément extérieur (l’institutrice, le parent ...) ou, face à une difficulté à l’écrit, ou face à un scénario de peur qui se rejoue systématiquement, le cerveau reptilien entre en jeu et envoie des messages au corps pour qu’il mette toute son attention à se préserver du danger extérieur.  Lorsque l’énergie est dirigée pour la sécurité et la survie, le cerveau n’est plus en mesure d’apprendre ou de raisonner, l’énergie est réquisitionnée ailleurs.  

Donc, réguler ses émotions est un apprentissage incontournable.  

Puiser la bonne énergie.

On s’occupe également de l’apprentissage de ce qu’il faut comme énergie selon l’activité que je fais.  Si je suis assis, je n’ai nullement besoin d’une énergie qui me sert à courir.  Et si je dois courir il me faut faire appel à plus d’énergie que si je suis assis.  Ceci va servir pour maîtriser le comportement. 

Tous les outils

L’orientation, le recalibrage de l’informations, la désactivation émotionnelle, l’utilisation de l’énergie adéquate, tous ces outils vont aider à changer l’attitude face à l’apprentissage. 

 

Dyslexie et l'intelligence

« Si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre il croira toute sa vie qu’il est stupide » Einstein.

Les capacités intellectuelles d’un dyslexique sont intactes.  J’en veux pour preuve les dizaines de cas qui ont éliminé le problème.  Les difficultés que nous appelons dyslexie sont le résultat de désorientations chez les sujets ayant un fonctionnement mental basé sur l’image et/ou le ressenti.  

Les effets de la dyslexie sur la personne

Les effets de la dyslexie sur la personne (37 signes de la dyslexie)

- Se sentir bête

- Développe des réactions compulsives (lire à voix basse, écrire tout petit, faire le pitre…)

 - Perte d’estime de soi.